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lundi 26 mars 2018

Non au séparatisme islamiste par Gérard AKOUN



NON AU SÉPARATISME ISLAMISTE

Par Gérard AKOUN
Judaïques FM
            

          Dans une tribune exclusive pour le Figaro, publiée le 20 mars, cent intellectuels français se sont élevés contre le séparatisme islamique qui, selon eux menace, la République. Ils sont d’opinions différentes et même souvent opposées ; ils se sont trouvés d’accord, disent-ils, pour exprimer leur inquiétude face à la montée de l’islamisme. «Ce ne sont pas nos affinités qui nous réunissent mais le sentiment qu’un danger menace la liberté en général et pas seulement la liberté de penser». Les signataires sont de droite comme de gauche, des hommes, des femmes, des historiens, des écrivains, des essayistes, des philosophes, croyants ou athées.    




UOIF

            Les dirigeants islamistes, qu’ils soient salafistes ou Frères musulmans ou les deux à la fois font partie de mouvements qui ont des visées expansionnistes en Europe et en particulier en France où se trouve la plus grosse communauté musulmane. Leur politique consiste à isoler les musulmans, nos concitoyens, du reste de la société, d’organiser leur sécession de la République sur une base, confessionnelle, en les confortant dans l’idée que la laïcité s’exerce contre eux. Les signataires pensent que l’islamisme progresse en France de manière dissimulée en utilisant tous les droits qu’accorde le système démocratique pour les retourner contre la démocratie. Ils tirent donc le signal d’alarme.
            La loi de 1905 a permis qu’en France, la paix civile puisse être garantie, que le droit de pratiquer une religion ou de ne pas pratiquer soit permis à tous les citoyens. Dans son article-1 il est écrit : «La République assure la liberté de conscience, elle garantit le libre exercice du culte». La séparation des Eglises et de l’Etat ne fut pas acceptée facilement par les catholiques. Les Protestants et les Juifs, quant à eux, entreprirent rapidement de se mettre en conformité avec la nouvelle loi. Les Juifs adhérèrent pleinement à l’injonction du Talmud : «la loi du royaume est ma loi». Cela leur était d’autant plus facile qu’ils avaient eu à affronter une situation bien plus compliquée quand ils durent accepter les conditions posées par Napoléon 1er pour que le judaïsme soit reconnu comme le troisième culte officiel en France. Ils surent s’adapter et ne le regrettèrent point.
            La reconnaissance du culte musulman ne pose pas de problème, en revanche l’acceptation par les Musulmans de la loi de 1905 reste problématique ; ils ont du mal à accepter d’être une religion minoritaire. Ils ont du mal à admettre que la pratique religieuse doive se situer dans la sphère privée. Près de treize ans après sa promulgation, la loi restreignant les signes religieux à l’école et interdisant le port du voile est encore mal acceptée, même si elle est respectée par la majorité des Musulmans français. Selon un sondage effectué en septembre 2016, 29% des Musulmans mettent la charia au-dessus des lois de la République ; en janvier 2017 ils sont 40% chez les jeunes de moins de vingt-cinq ans, la troisième génération née en France, à en faire autant !  On comprend l’inquiétude des signataires de la tribune du Figaro.
Macron en Inde

            Emmanuel Macron devait prononcer un grand discours sur la laïcité, il ne l’a toujours pas fait. En revanche, au mois de décembre, en recevant les représentants des cultes, il avait déclaré «la République est laïque mais non la société» et il s’était dit «vigilant» face au risque «d’une radicalisation de la laïcité». Des propos étonnant de la part du Président de la République ; il ne pouvait pas considérer des citoyens favorables à la laïcité qui n’ont jamais tué ni blessé personne, comme porteurs d’un risque de même nature que les assassins fanatiques religieux radicalisés qui ont ensanglanté le monde.  L’utilisation le mot radicalisé, conduit à penser automatiquement aujourd’hui à l’extrémiste religieux fanatisé jusqu’au meurtre.  Un lapsus sans doute !
            En présentant son plan national de prévention de la radicalisation le 23 février 2018 à Lille, Edouard Philippe a commencé son allocution en rappelant que «la France est indivisible, laïque, démocratique et sociale (…) sans distinction d’origine, de race et de religion». Il a fait ensuite un certain nombre de propositions pour lutter contre la radicalisation, soixante au total en demandant aux Musulmans de participer à leur application. Mais je crois que les Français attendent du Président Macron qu’il s’exprime sur la laïcité ; doit-elle s’appliquer telle quelle ou être accompagnée d’accommodements ?    
            Les signataires de la tribune terminaient leur texte ainsi : 
«nous voulons vivre dans un monde complet où les deux sexes se regardent sans se sentir insultés par la présence de l’autre. Nous voulons vivre dans un monde complet où les femmes ne sont pas jugées inférieures par nature. Nous voulons vivre dans un monde complet où les gens peuvent se côtoyer sans se craindre. Nous voulons vivre dans un monde complet où aucune religion ne fait la loi».

2 commentaires:

Georges KABI a dit…

En fait, il y a deux courants foncierement opposes sur la tactique a islamiser la France ou tout au moins une majorite de Francais. Les Freres Musulmans pratiquent l'entrisme (cher aux trotskystes) par l'exploitation des lois francaises jusqu'au dernier codicille. C'est legal mais c'est dangereux.
Les salafistes, eux, sont partisans de l'utilisation de la violence et preparent leurs coups d'avance, en cherchant les buts les plus spectaculaires pour effrayer et proposer une "solution", l'Islam.

AMMONRUSQ a dit…

J'aime bien l'article, mais j'ai du mal à comprendre que tout ce monde intellectuel ou pas, n'a rien vu venir car cela fait longtemps qu'il y a des problèmes liés à la religion musulmane, le christianisme n'a jamais poser des problèmes à ce point, nous autres juifs
n'avons aussi jamais eu de problèmes de ce point de vue,exepter la dernière guerre !