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vendredi 12 mai 2017

Bon courage et bonne chance monsieur le Président par Gérard AKOUN



BON COURAGE ET BONNE CHANCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT

Par Gérard AKOUN
Judaïques FM
            

          Le dimanche 7 mai à 20 heures, les Français, à l’exception de ceux qui ont voté pour Mme Le Pen, ont poussé un soupir de soulagement quand ils ont vu apparaître  sur leur écran de télévision le visage d’Emmanuel Macron.  Je pense que ceux qui se sont abstenus, qui ont voté blanc ou nul, ils sont environ 16 millions, n’auraient pas, en leur for intérieur, aimé voir apparaître celui de Marine Le Pen. Avec le candidat d’En marche, ils restaient en démocratie, avec la candidate du Front National, rien n’était moins sûr. Cette victoire sans appel a été saluée sur la scène internationale par de très nombreux dirigeants. Elle marque, on peut l’espérer, un coup d’arrêt à la vague populiste qui a déferlé aux États-Unis, en Grande Bretagne, et dans certains pays d’Europe Centrale.


            
          Emmanuel Macron a triomphé largement de son adversaire avec 66% des suffrages exprimés et cela rend, d’autant plus scandaleuse, l’attitude de ceux et celles qui, au lendemain de son élection, ont cru bon d’aller manifester dans les rues pour décréter «la guerre sociale». Le président élu sait pertinemment que très nombreux Français n’ont pas émis un vote d’adhésion à son programme ou à ses idées, mais qu’ils ont voté contre Marine Le Pen pour empêcher la candidate du Front national d’accéder à l’Elysée. 
          Mais il souhaite réussir à les convaincre, eux aussi, du bien fondé des réformes qui lui semblent nécessaires pour que la France se redresse, pour qu’elle puisse relever les défis auxquels elle se trouve confrontée.  Il lui faut les convaincre de la nécessité pour ce pays d’une nouvelle manière de gouverner qui ne serait ni de droite ni de gauche, mais de droite et de gauche. C'est-à-dire gouverner avec des hommes et des femmes de droite comme de gauche pour appliquer un programme qui leur soit commun
            Pour réussir cette mutation il a besoin que la nouvelle assemblée élue aux prochaines élections législatives soit composée très majoritairement de députés issus de son mouvement, «République en marche». C’est la condition nécessaire pour qu’il puisse appliquer son programme. Il peut y arriver car il a réussi à déstabiliser les deux partis qui ont dirigé la France ces dernières années. La France n’a jamais été aussi fracturée : quatre groupes s’opposent : les partisans de la droite, ceux de Macron en constante augmentation, ceux de Mélenchon, et ceux du Front national. A ceux là, il faut ajouter le parti socialiste qui se trouve en coma dépassé, et quelques petits partis dont les restes du parti communiste Traditionnellement, les Français n’émettent pas aux législatives un vote en contradiction avec celui qu’ils ont fait aux présidentielles, mais c’était avant et Emmanuel Macron a bousculé bien des principes. On ne sait donc pas si les Français ont conservé leurs habitudes !!!!
            Pour pouvoir se maintenir au deuxième tour, en troisième ou en quatrième position, aux élections législatives, il faut avoir réuni sur son nom au moins 12,5% des inscrits, ce qui correspond à 20% des votants, ce pourcentage variant en fonction du nombre d’abstentionnistes. Cela limite les triangulaires et plus encore les quadrangulaires mais il y en aura et il faudra bien envisager des accords de désistement. Il ne faudrait pas qu’Emmanuel Macron reste figé sur son refus de tout accord de désistement qu’il assimile à des magouilles car on ne serait pas à l’abri de surprises désagréables.


            Dimanche prochain, après la cérémonie de passation des pouvoirs entre François Hollande et Emmanuel Macron, ce dernier deviendra officiellement le nouveau Président la République, le plus jeune de tous les temps. Il devrait dans la journée désigner le futur premier ministre dont le nom ne sera dévoilé qu’au dernier moment. Notre nouveau Président cultive le secret même auprès de ses plus proches. Nous allons donc patienter jusqu’à dimanche. Mais le choix du président sera déterminant pour la suite de son quinquennat. Le choisira-t-il parmi les ralliés de droite ou parmi les ralliés de gauche ou puisera-il parmi ses partisans de la première heure. Vers quel bord penchera le balancier ? Il nous faut souhaiter que la chance continue à l’accompagner pour le bien de tous les Français !

3 commentaires:

V. Jabeau a dit…

M. Macron est optimiste, il a confiance en lui et l'irradie, il est intelligent et perspicace, courageux et libre - il a épousé une femme bien plus âgée en faisant fi des conventions de la bourgeoisie provinciale, car elle a confiance en ses grandes capacités comme une mère de substitution - et parfaitement à l'aise avec les codes de l'élite et sa culture qu'il aime. Espérons que tout cela et son.narcissisme - il en faut pour désirer et conquérir le pouvoir aussi méthodiquement, J. Attali annonçait en mi-2015 que le prochain président serait un inconnu - lui fasse avaler les obstacles :
- la relation avec l'Allemagne pour éviter de nous aligner économiquement sur elle, ce qui contribuerait s'il décide de libéraliser très fortement le code travail à des licenciements massifs et des baisses de salaire (cf Steve Ohana, prof d'économie à l'ESCP)
- les relations internationales en particulier le Moyen Orient et la Russie, danger extrême pour l'Europe
- la limitation sérieuse de l'islamisme politique, danger extrême pour notre république
- la bagarre avec l'extrême gauche, dans la rue mais aussi dans le formatage de la pensée politique, également grand danger pour la République.
Ses six chantiers prioritaires sont très pertinents et nous souhaitons vivement de réussir ensemble.

Hamdellah ABRAZ a dit…

Oui il faut lui souhaiter la réussite; car il faut redresser cette France que l'on connait tant du coté de l'autre rive. Sans être acteur de ses problèmes internes, l'on veut toujours une France forte en tout domaine: car compte tenu du passé avec ses bas et ses hauts, l'on reçoit , quelque part, l'effet de souffle de ses réussites surtout pour renforcer la modernité et la démocratie, les libertés chez Nous en Algérie et en fait dans toute l'Afrique du Nord et dans le Monde.

Marianne ARNAUD a dit…

Je ne sais si c'est à cause du dernier article de monsieur Benillouche sur Erdogan, mais je ne peux m'empêcher de comparer le succès de Macron à celui qui l'a immédiatement précédé, c'est-à-dire le succès d'Ergogan au référendum d'Avril 2017.
Les voilà donc tous deux Présidents de leur République. Mais la comparaison s'arrête là !
Car pour arriver à ce résultat, Erdogan a dû - selon La Tribune de Genève du 4/04/2017 - fermer 170 organes de presse, placer 150 journalistes en détention et annuler 777 cartes de presse. Or rien de tel pour l'élection de Macron, où on a vu une presse unanime, chanter à qui mieux mieux - et ce n'est pas fini - les louanges de son candidat préféré !